• +1 514 528-2400 #3887
  • info@montrealsanssida.ca

Services

Services

Déployer des services accessibles et adaptés aux besoins des personnes

Répondre aux besoins des communautés les plus vulnérables passe nécessairement par le déploiement de services sociaux adaptés, connus des personnes concernées et accessibles sur les plans organisationnels, financiers et culturels.

Cela implique un effort accru d’adaptation et de sécurisation culturelle de l’offre de services aux spécificités et aux réalités vécues par les populations marginalisées.

Il s’agit aussi de favoriser un meilleur travail en réseau des différents professionnels et organisations pour briser les effets de silos. Mais l’adaptation des services implique également de s’attaquer aux différents obstacles financiers qui persistent et limitent l’accès à la prévention, au dépistage et aux soins.


Le groupe de travail et de suivi de la mise en oeuvre des actions de l’Axe 4 du plan d’action est composé de membres des communautés concernées, de professionnels d’organisations communautaires ou universitaires (GAP-VIES, SIDEP +, Médecins du monde Canada, le CAPAHC, Dopamine) et de la Direction régionale de santé publique, et s’assure de réunir les expertises et expériences nécessaires.

4.1 Augmenter la distribution de matériel de prévention des ITSS (condoms et matériel de consommation) gratuit, en ciblant les territoires peu desservis, et en offrant un accès 24/7 (ex.: distributrices de condoms gratuits dans les lieux fréquentés par les communautés concernées, distribution sans frais de trousses de matériel d’injection en pharmacie, distribution par les pairs).
  • Mapping des lieux de distribution de matériel de prévention avec couverture horaire et spécificité
  • Exploration de nouveaux lieux possible et identification des déserts de services
4.2 Faire connaitre les services de santé et services communautaires de prévention aux personnes non rejointes, notamment aux nouveaux arrivants et étudiants étrangers (ex.: pairs navigateurs, programme d’identification visuelle de services de prévention).

05 juin 2019

4.3 Accroître l’offre régionale de services de proximité et de type SIDEP pour favoriser le dépistage régulier des personnes issues de communautés vulnérables de l’ensemble du territoire (ex. : unités mobiles, SIDEP dans tous les territoires de CIUSSS).
4.4 Prendre position contre l’imposition de frais accessoires facturés par certains milieux cliniques pour le transport des échantillons biologiques lors du dépistage du VIH et des autres ITSS.
4.5 Encourager l’offre de services de dépistage selon des horaires étendus pour favoriser l’accès pour les personnes issues de certaines communautés vulnérables, notamment les personnes trans et travailleuses-eurs du sexe.
4.6 Réduire les barrières au dépistage du VIH en simplifiant les indications diffusées aux professionnels (ex.: recommander le dépistage de routine opt-out) et en adaptant les pratiques de counseling aux besoins des personnes (ex.: services rapides de dépistage).
4.7 Mieux déployer l’offre de services de prévention et de traitement du VIH et des autres ITSS en milieu carcéral (i.e. accès au matériel de prévention des ITSS, offre systématique de dépistage, continuité des traitements, etc.).
4.8 Assurer l'application systématique des procédures officielles de suivi de médication auprès des personnes incarcérées temporairement, notamment pour favoriser le maintien sans interruption des traitements antirétroviraux prescrits.
4.9 Prendre position en faveur d’un accès à l’autotest du VIH actuellement non disponible dans les pharmacies communautaires (non homologué par Santé Canada).
4.10 Réduire les barrières financières à l’accès aux traitements antirétroviraux (prévention et traitement) pour les personnes dans l’incapacité de payer.
4.11 Favoriser l’offre rapide de traitement suivant un diagnostic de VIH, particulièrement pour les personnes recevant un diagnostic dans le cadre des examens médicaux aux fins de l’immigration réalisés par Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC).
4.12 Favoriser le maintien en traitement des personnes sous antirétroviraux (ex.: soutien par les pairs dès l’annonce du diagnostic, outils technologiques, partenariats avec les pharmacies, suivis conjoints en santé mentale).