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Devenez membre du comité de coordination

Le comité de coordination de l’Initiative Montréal sans sida recherche deux (2) personnes vivant avec le VIH ou issues des communautés clés dans la réponse à l’épidémie du VIH pour participer à ses travaux d’implantation.

La participation est confidentielle sur demande, et indemnisée pendant les travaux du comité.


Contexte de l’Initiative Montréal sans sida

Montréal a rejoint le réseau mondial des villes sans sida lors de la signature de la Déclaration de Paris le 1er décembre dernier par Valérie Plante, Mairesse de Montréal. Elle annonçait alors la création du comité de coordination de l’Initiative, qui mobilisera les ressources nécessaires pour faire de Montréal une ville sans sida à l’horizon 2030.

Contexte du comité de coordination

Le comité de coordination est l’instance de pilotage et de décision de Montréal sans sida. Co-présidé par la Direction régionale de santé publique de Montréal (DRSP), la Table des organismes montréalais de lutte contre le sida (TOMS) et la Ville de Montréal, il reflète les ambitions d’implication des communautés dans les actions qui les concernent, notamment en donnant une place centrale aux personnes vivant un cumul de facteurs de risque ou de vulnérabilités.

Ainsi, ses membres sont des personnes issues des communautés montréalaises, des membres d’organismes communautaires, des professionnels de milieux cliniques, de la recherche, de la santé publique, ainsi que du Service de la diversité sociale et des sports de la Ville. Leur rôle est de s’assurer de la bonne réalisation du mandat du comité.

Pour ce faire, ils doivent participer à chaque rencontre (4 par année) du comité, sensibiliser et informer les membres du comité sur les enjeux vécus par leurs communautés, et participer aux diverses activités liées aux travaux du comité de coordination.

Sélection des candidats

Les deux (2) nouvelles personnes, montréalaises, seront choisies sur la base de la diversité d’expériences souhaitée au sein du comité. Une fois retenues, elles seront invitées par la co-présidence à siéger, pour la durée de ses travaux, pendant lesquels elles seront indemnisées et leurs transports pris en charges si nécessaires.

Les connaissances ou expériences des enjeux de vulnérabilités ou de risques d’infection au VIH que vivent les communautés des personnes intéressées bénéficieront au comité de coordination. Ainsi, elles sont sensibles aux actualités de l’épidémie, et souhaitent contribuer à réduire les effets négatifs du VIH dans leurs communautés.

Déposer votre candidature

Les personnes intéressées sont invitées à envoyer un court texte de présentation de leurs motivations personnelles. Vous pouvez aborder par exemple :

  • Ce qui vous interpelle particulièrement dans l’Initiative Montréal sans sida
  • Les aspects de l’Initiative pour lesquels vous souhaiteriez particulièrement vous impliquer
  • Une réalisation, personnelle ou professionnelle, reliée à la sensibilisation auprès du public en prévention, soin, soutien, éducation, ou lutte contre la stigmatisation
  • Toute autre expérience reliée aux domaines du VIH ou du sida qui enrichirait votre candidature

Pour poser votre candidature, envoyez votre court texte à : info@montrealsanssida.ca avant le 31 aout 2018 à 17h.

Les personnes dont la candidature aura été retenue seront contactées pour une entrevue par téléphone ou en personne afin de discuter de leur implication.

Pour plus d’informations ou toute question,

Contacter Pierre-Henri Minot

coordination@montrealsanssida.ca

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« Briser des barrières, bâtir des ponts », faire de Montréal une ville sans sida

Le 23 juillet s’ouvrait à Amsterdam la Conférence internationale sur le VIH/sida. Ce grand rassemblement fait le point, tous les deux ans, sur les avancées médicales, communautaires et politiques dans la réponse globale à l’épidémie. Cette année, le thème de la conférence « Briser des barrières, bâtir des ponts » reflète bien l’ampleur des défis auxquels la communauté internationale fait face pour mettre fin à l’épidémie de VIH.

Depuis plusieurs années, on dispose de moyens très efficaces pour prévenir et traiter l’infection. On sait que si les personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, qu’elles sont traitées et que leurs traitements sont efficaces, on peut améliorer leur qualité de vie et mettre fin à l’épidémie de VIH. Pour y arriver, des obstacles majeurs doivent être surmontés : les barrières économiques, culturelles et légales à l’accès à la prévention et aux soins doivent être levées.

C’est dans cet esprit que le réseau international des « Villes sans sida » vise à accélérer les avancées vers la fin de l’épidémie de VIH dans le monde. Montréal s’est jointe à ce réseau par l’engagement de la mairesse Valérie Plante le 1er décembre 2017. L’implication des organismes communautaires, des soignants, de la santé publique et des décideurs municipaux est une condition cruciale pour mettre fin à l’épidémie en cours à Montréal et pour lutter contre les discriminations vécues par les communautés les plus affectées par le VIH.

« Briser des barrières, bâtir des ponts » : c’est bien dans cette direction que « Montréal ville sans sida » se développe depuis les derniers mois. Avec sa co-présidence assurée par la Ville de Montréal, la Table des organismes montréalais de lutte contre le sida et la Direction régionale de santé publique, notre initiative cherche à mieux répondre aux besoins des communautés les plus affectées, à promouvoir des politiques favorables à la santé et à sensibiliser l’ensemble de la population à l’importance de la prévention.

Chaque année, près de 180 montréalais et montréalaises apprennent qu’ils vivent avec le VIH, malgré les efforts de prévention. On ne saurait s’en satisfaire. Ce qui nous rassemble, c’est la conviction qu’il est possible de faire mieux et d’aller encore plus loin dans la lutte contre cette épidémie en mettant au cœur de nos préoccupations les communautés les plus affectées. Depuis le début de l’épidémie, nous savons que la lutte contre le VIH/sida se gagnera tout autant par les avancées médicales que par les victoires en matière de droits humains et de justice sociale.

C’est cette conviction qui anime les partenaires de Montréal sans sida et qui guide nos efforts communs. Mettre fin à l’épidémie de VIH à Montréal en ne laissant personne derrière, tel est notre mandat au cours des prochaines années.

Johanne Derome, co-présidente « Montréal ville sans sida »
Directrice du Service de la diversité sociale et des sports
Ville de Montréal

Mylène Drouin, co-présidente « Montréal ville sans sida »
Directrice de la Direction régionale de santé publique
CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal

Sandra Wesley, co-présidente « Montréal ville sans sida »
Administratrice et déléguée de la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS)

Rosannie Filato
Conseillère de Ville – District Villeray
Membre du comité exécutif
Responsable du développement social et communautaire, de l’itinérance, de la jeunesse, de la condition féminine et des sports et loisirs
Ville de Montréal


Pour tout contact :
Pierre-Henri Minot
, professionnel à la coordination
coordination@montrealsanssida.ca
514 692-3295

Extrait public des décisions – Comité de coordination #2

Le 28 juin 2018, le comité de coordination de Montréal sans sida, animé par Dre Mylène Drouin, après discussion et consultation de ses membres, a décidé :

 

  • D’organiser activement d’ici l’automne les groupes de travail des travailleuses et travailleurs du sexe, des hommes qui ont du sexe avec d’autres hommes, des Autochtones en milieu urbain, des jeunes, des personnes utilisatrices de drogues par injection, des personnes vivant le VIH et des personnes originaires de pays où le VIH est endémique pour l’identification des priorités du plan d’action qui sera déposé le 1er décembre 2018.
  • De s’engager avec la Fondation québécoise du sida pour la gestion et le développement du financement relié à l’initiative. Ce nouveau partenariat l’arrime auprès des acteurs de la réponse à l’épidémie du VIH.

 

Cet événement a été l’occasion de célébrer l’association des communautés, de la santé publique et de la Ville de Montréal dans un modèle audacieux de co-présidence de l’Initiative Montréal sans sida.

Pour tout contact

Montréal signe la Déclaration de Paris visant à l’éradication du VIH/SIDA

La mairesse de Montréal, Mme Valérie Plante, a signé aujourd’hui la Déclaration de Paris pour confirmer l’adhésion de la Ville de Montréal à l’initiative Fast-Track Cities d’ONUSIDA : « Accélérer la riposte : mettre fin à l’épidémie de SIDA en 2030 ».

Le président de l’International Association of Providers of AIDS Care (IAPAC), Dr. José M. Zuniga, le directeur régional de santé publique de Montréal, Dr Richard Massé, l’ambassadeur montréalais de l’IAPAC et président et fondateur de la clinique médicale l’Actuel, Dr. Réjean Thomas, ainsi qu’une membre de la Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le sida (TOMS), Mme Sandra Wesley, étaient notamment aux côtés de la mairesse pour ce moment hautement symbolique qui a permis à Montréal de devenir la première ville canadienne à entériner la Déclaration de Paris.

À l’instar d’autres grandes métropoles du monde, la Ville de Montréal s’engage à faire sa part pour mettre fin à l’épidémie VIH/SIDA dans le monde, d’ici 2030. La métropole confirme sa participation pour l’atteinte de l’objectif 90-90-90, visant à ce que d’ici 2020 :

  • 90% des personnes séropositives connaissent leur statut sérologique;
  • 90% des personnes qui connaissent leur séropositivité soient mises sous traitement antirétroviral;
  • 90% des personnes sous traitement antirétroviral aient une charge virale indétectable;
  • Zéro discrimination et stigmatisation.

« La Ville de Montréal accueille des institutions, des chercheurs et des médecins parmi les plus reconnus mondialement dans le dépistage et la lutte contre le VIH/SIDA. De plus, Montréal se distingue par ses communautés hautement mobilisées dans la lutte contre la discrimination des personnes vulnérables au VIH. C’est avec une grande fierté que je signe aujourd’hui la Déclaration de Paris, permettant à Montréal de rejoindre officiellement les autres villes qui participent à cette initiative pour agir localement à l’éradication de l’épidémie du VIH/SIDA dans le monde », a déclaré la mairesse Valérie Plante.

« En tant que président de l’IAPAC et responsable de l’initiative 90-90-90 impliquant les villes, je sais fort bien que ces objectifs ne seront pas facile à atteindre. C’est pourquoi je me réjouis de la volonté de la Ville de Montréal de mettre les bouchées doubles, notamment en créant un comité qui verra à coordonner les efforts des différents intervenants pour rejoindre les gens qui ne se sentent pas concernés et qui ignorent qu’ils sont porteurs du VIH », a ajouté Dr. Zuniga.

« Le portrait du VIH à Montréal s’est grandement transformé depuis l’apparition de l’épidémie dans les années 1980, notamment grâce à la mobilisation des communautés les plus concernées. En mettant en place une réponse coordonnée misant sur le déploiement de stratégies efficaces axées sur les populations prioritaires, nous souhaitons réduire considérablement le fardeau du VIH chez les Montréalais et les Montréalaises », a affirmé Dr Richard Massé.

« Atteindre les objectifs 90-90-90 pour éradiquer le VIH/SIDA est un projet de société dont le plus grand défi est l’élimination de la discrimination et le respect des droits de la personne, de toutes les personnes. C’est la discrimination et la peur d’être stigmatisé qui freinent le dépistage, réduisent l’accès au traitement et fragilisent le maintien des patients dans un corridor de soins. C’est contre ces préjugés et leurs impacts qu’il faut lutter, entre autres, pour que Montréal devienne une ville sans VIH/SIDA », a souligné Dr. Thomas.

La Ville de Montréal s’inscrit dans la lignée de la Déclaration de Paris de 2014 qui proclame, entre autres, que les villes peuvent contribuer largement à mettre un terme aux nouveaux cas d’infections au VIH, éviter les décès liés au SIDA et lutter contre la stigmatisation qui affecte davantage les personnes socialement vulnérables.

 

Lien vers le communiqué de presse

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